Professeur de piano, je dois bien avouer que je n’y avais jamais pensé.

Ce que dit Areb

 

RAM m’avouait, lorsqu’il avait assisté à l’un ou l’autre de mes concerts, qu’il se sentait torturé à l’idée de devoir monter tout seul sur une scène, un jour. Il lui semblait que c’était cela qu’on attendait de lui, et cette perspective le hantait. Je lui ai assuré que rien ni personne ne l’obligeait à devenir soliste, ni à se produire en concert, ni à devenir professeur de piano, ni même à rester pianiste. Le piano lui semblait être le seul avenir possible pour lui. Même aujourd’hui, j’ignore ce qu’il décidera de faire de sa vie, quand il se sentira libre de choisir.